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Méditations

Que ton Règne vienne : Méditation du Vingt-troisième dimanche du Temps Ordinaire de l’année liturgique C

Chers frères et soeurs, shalom!

Les lectures de ce dimanche nous invitent au renoncement, à  porter notre croix et à nous mettre à la suite du Christ notre maître, notre guide, notre seule médiation. En effet, pour être vrai disciple, le Christ nous donne une exigence claire : le préférer plus que tout. C’est une exigence claire et nette. Au fait, le Christ évite tout discours démagogique et flatteur. En nous mettant à sa suite, nous sommes tenus à porter notre croix à tout instant. Les croix ne sont pas les mêmes, elles se diffèrent. Il revient à chacun à découvrir sa croix et à la porter.

Et pour ne pas tomber dans le ridicule, l’Evangile nous appelle à éviter la précipitation, la superficialité dans la prise des décisions. Il faut murir notre foi, donner une réponse ferme et solide. Jésus ne nous demande pas de ne rien posséder, de ne rien faire, de ne pas prendre soin de nous-mêmes, de nos parents et familiers, mais que dans ce que nous faisons, il occupe le premier plan ; que dans ce que nous possédons, il soit le premier ; qu’il soit le premier choix, que nous lui accordions une place de choix dans notre vie. Aux yeux des humains, cela parait très difficile, mais s’il est notre premier choix, cela nous sera  plus facile et abordable. C’est la grâce à demander : que Dieu nous aide, qu’il nous accorde cette grâce de mettre le Christ au-dessus de tout.

La deuxième lecture, quant à elle, nous instruit sur la considération, l’estime de l’autre. De la même manière que Saint Paul invite Philémon à ne plus voir Onésime comme esclave mais comme un frère, de cette même manière nous sommes appelés à revoir nos relations interpersonnelles, et à nous recevoir les uns les autres comme des frères et soeurs. Donner à chacun et chacune la dignité humaine, quels que soient son rang, sa race, sa tribu, sa nationalité…

Nous pouvons nous mettre à l’écoute de la Parole de Dieu, mais nous sommes plus appelés à suivre le Maître en tout ; mettre nos pas dans les siens, lier toute notre vie à la sienne car on ne peut pas se dire son disciple si on ne lui donne pas, en tout, la première place. Que lui-même nous accorde la grâce de le préférer plus que tout.

Père Jean-Paul MESUKAMBINENDE, Scj

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