Textes de méditation : Si 15, 15-20 ; Ps 118 (119) ; 1 Co 2, 6-10 ; Mt 5, 17-37
Bien-aimés de Dieu, shalom !
Les lectures de ce sixième dimanche nous invitent à être des bâtisseurs de vie et de bonheur, en suivant fidèlement les commandements du Seigneur.
La première lecture répond à une question essentielle de notre existence : qui est responsable du mal commis par l’homme ? La réponse est claire : si l’homme pose des actes mauvais, ce n’est pas parce que Dieu le permet, mais parce qu’il fait mauvais usage de sa liberté. Dieu respecte profondément la liberté humaine. Il propose, il n’impose jamais. Comme l’enseigne Ben Sirac le Sage, l’homme n’est pas un robot entre les mains de Dieu, mais un être libre, capable de choisir. Et de ces choix dépend tout son avenir. Dieu nous montre le chemin qui mène au vrai bonheur : le chemin de ses commandements.Pourtant, notre société souffre aujourd’hui de bien des maux : méchanceté, abus de liberté, vie sans référence à Dieu. Quand nous nous éloignons de lui pour suivre nos propres chemins, nous finissons par nous égarer. La plupart des souffrances que nous constatons autour de nous sont en réalité les fruits amers des choix d’une humanité qui prétend construire le monde sans Dieu, poursuivant uniquement ses propres intérêts.
Dans la deuxième lecture, saint Paul nous dévoile le mystère de la Sagesse de Dieu. Il s’agit de son projet de salut, établi depuis toujours. Ce plan, demeuré caché pendant des siècles, a été pleinement révélé en Jésus-Christ : à travers ses paroles, ses actions, et surtout par le don total de sa vie.
C’est pourquoi, dans l’Évangile, Jésus se présente comme le nouveau Moïse. Il n’est pas venu abolir la Loi, mais l’accomplir. Il nous aide à réinterpréter les Écritures en profondeur : « Il vous a été dit…, mais moi je vous dis… » Il appelle ses disciples à ne pas se contenter du « service minimum », de l’application stricte des règles, mais à adhérer à Dieu de tout leur cœur, à rechercher sa volonté avec passion.Frères et sœurs, dans notre vie de tous les jours, ce qui compte vraiment n’est pas seulement ce que nous faisons. Le plus important, c’est l’intention avec laquelle nous agissons. Saint Paul lui-même confessait : « Je ne fais pas le bien que je veux, mais je commets le mal que je ne veux pas. »
Prions le Seigneur pour qu’il nous soutienne à chaque instant par sa grâce. Qu’il purifie toujours davantage nos cœurs, afin que, par le bon usage de notre liberté, nous puissions bâtir un monde où règnent la paix, la justice et la fraternité. Amen.
P. Jerry MWEMBO MUTEBA, SCJ

