Textes de méditation : Ac 2, 42-47 ; Ps 117 (118) ; 1P 1, 3-9 ; Jn 20, 19-31
Bien-aimés (es) de Dieu, Shalom !En ce deuxième Dimanche de Pâques, appelé « Dimanche de la Divine Miséricorde », l’Eglise Universelle nous propose, pour notre méditation, l’évangile selon saint Jean (20,19-31). Dans ce récit, Jésus apparait à deux reprises à ses disciples pour leur renouveler son attachement et son amour démesuré, avec une expression réconfortante : « La paix soit avec vous ! ». Ces paroles introduisent les débuts de chaque célébration eucharistique, vu que « la paix » joue un rôle capital dans notre vie, dans notre relation avec les autres et avec le Seigneur. C’est dire qu’à chaque assemblée dominicale, comme ce jour-là, le Ressuscité nous souhaite la paix par la voix du prêtre.
Aussi, avant la communion, l’assemblée est conviée, à son tour, à se donner la paix les uns aux autres, au nom du Christ. Se donner une poignée de main, s’embrasser, se sourire, en se disant : « la paix du Christ ! », n’est pas un geste banal. L’échange de paix, en fait, est un beau geste par lequel nous manifestons que nous sommes enfants du même Père et nous acceptons volontiers la mission d’être acteurs et artisans de paix dans nos milieux de vie, selon la recommandation du Christ dans l’Evangile de ce jour : « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie ». Certes, pour être acteurs et artisans de la paix, il faut avant tout l’avoir en nous.
Ainsi, il y a lieu de remarquer qu’après être trahi et abandonné par tous, après être passé par la mort et descendu aux enfers, le Seigneur offre à ses disciples le don précieux de la paix. C’est bien le fruit de la victoire de l’amour de Dieu sur le mal de l’homme, c’est le fruit du pardon sur la trahison. Souvent, dans le quotidien de notre vie, il nous arrive d’avoir du mal à accorder le pardon. De ce fait, nous continuons à vivre le « Vendredi Saint » au lieu de célébrer la résurrection du Christ. En fait, nous sommes encouragés à accorder le pardon au prochain non pas parce qu’il en a besoin ou le mérite, mais plutôt parce que nous, nous avons besoin de la paix, car il n’y a pas de véritable paix intérieure sans le vrai pardon.
Ainsi donc, en ce Dimanche de la Divine Miséricorde, demandons la grâce de la paix du cœur et celle de pratiquer la miséricorde envers les autres et de ne pas nous lasser de demander la miséricorde divine, chaque fois que nous en avons besoin car, comme aimait le répéter le Pape François, d’heureuse mémoire, « le Seigneur ne se fatigue jamais de nous pardonner, c’est nous qui nous fatiguons de lui demander pardon ». Puisse le Christ Ressuscité nous prendre en grâce et nous bénir.
P. Clément Mahindo, Scj

