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Méditations

Que ton Règne vienne : Méditation du deuxième dimanche de l’Avent/Année-A

Textes : Is 11, 1-10 ; Ps 71(72) ; Rm 15, 4-9 ; Mt 3, 1-12

Chers frères et sœurs, shalom !

Le 24 décembre dernier le Pape François ouvrait la porte sainte de la Basique Saint-Pierre pour inaugurer l’année jubilaire en cours. Cette même porte devra être refermée le 6 janvier prochain pour clore cette année sainte. C’est dans ce contexte jubilaire, que la liturgie de la parole du deuxième dimanche de l’Avent nous place au cœur d’une double attitude : l’attente et la préparation. Un tel mouvement bicéphale, au-delà de nous exhorter à nous préparer à accueillir le Messie dans la mangeoire de notre cœur, il nous presse de semer la paix dans notre monde en panne d’espérance.

Ainsi, l’Avent passerait d’une appréhension d’un simple compte à rebours vers Noël à une acception transformatrice des zones d’ombres de nos vies à la lumière, des blessures intérieures à la guérison, des doutes à l’espérance, de la guerre à la paix et la justice. Une telle mission peut sembler plus que difficile, mais le prophète Esaïe nous enseigne que l’impossible n’est pas Messianique.

En fait, le prophète s’adresse à un peuple qui vit les séquelles des moments les plus tragiques de son histoire, comme beaucoup de nos pays aujourd’hui. Agressé et humilié par les nations voisines, Israël essuie des défaites cuisantes qui laissent à désirer, mais le prophète reste tenace dans sa foi. Il sait que YHWH n’a pas encore dit le dernier mot. Il continue à croire en Celui qui est capable de faire sortir le rameau à partir de la souche de Jessé. De cette souche morte, qui est la symbolique de la désolation et de l’anéantissement de la maison de David durant la destruction du Temple, va renaître un rejeton de paix.

Ceci dit, face aux différents défis de l’heure, à l’instar de guerres interminables, de massacres odieux des paisibles populations, de l’itinérance ou de la pénurie du logement, nous ne devrions pas jeter l’éponge, mais nous devrions rester des étincelles de l’espérance au milieu du tunnel. Ceci exige, comme nous dit l’évangile du jour, une conversion de notre part, un véritable réaménagement de nos cœurs en un véritable boulevard de la paix.

En d’autres termes, quand l’être humain, en l’occurrence le chrétien, s’engagera à une conversion de cœur, alors l’amour pourra chasser la haine, l’humanisme pourra primer sur l’animosité humaine, et en fin « le loup habitera avec l’agneau… Il n’y aura plus de plus de mal ni de corruption ». Que le Messie vienne transformer nos cours en de véritables boulevards de paix et de justice pour que les armes de guerre se taisent à jamais en nous et autour de nous.

P. Kambale Sahani Ushindi, Scj

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