Textes de méditation : Is 42, 1-4.6-7 ; Ps 28 (29) ; Ac 10, 34-38 ; Mt 3, 13-17
Chers frères et soeurs shalom !
Après l’Epiphanie, la liturgie de ce dimanche nous invite à fêter le Baptême de notre Seigneur Jésus-Christ. Par son Baptême, Jésus inaugure sa vie publique, il se présente dans le fil des pécheurs. Lui qui n’a pourtant jamais péché prendra sur lui tous les péchés de l’humanité. Cet acte d’humilité, de kénose, est immédiatement agréé par son Père éternel qui accrédite sa mission de Messie Sauveur : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur » (Mt 3, 17).
En effet, le prophète Isaïe dans ce premier chant du serviteur, écrit pendant l’Exil à Babylone, nous présente une messianité humble, animée par l’Esprit, orientée vers la libération et la justice. Cette figure trouve son accomplissement christologique dans Jésus au jourdain. De fait, c’est une invitation qui nous est lancée : l’humilité est un signe de sagesse ; parfois c’est une vertu qui nous échappe, pourtant nous y sommes appelés.Par ailleurs, dans la deuxième lecture, Pierre relit le Baptême de Jésus comme : investiture messianique, départ de la mission, source de la mission de l’Eglise vers les nations. Pour ce faire, cette deuxième lecture nous invite à témoigner de la mission de prêtre, prophète et roi reçue le jour de notre baptême ; nous avons reçu la marque de l’Esprit et nous sommes appelés à le rependre autour de nous, voire partout où nous vivons.
Et dans les perchoirs de Saint Matthieu, le Baptême de Jésus nous est présenté non comme une purification, mais comme solidarité avec l’humanité pécheresse, révélation de son identité messianique, inauguration de la mission salvifique. Jésus commence sa mission en se mettant à la place des pécheurs, dans la perspective de la croix. Cet acte de Jésus a anticipé la croix, l’acceptation de la mort pour nos péchés et pour toute l’humanité. Chers frères et sœurs, cette fête du Baptême du Seigneur, sur qui descend l’Esprit Saint et que le Père révèle comme Fils bien-aimé, nous invite aussi à réfléchir sur notre propre baptême. Que le Seigneur nous aide à nous remémorer de nos engagements baptismaux. Avec cette fête d’aujourd’hui, nous nous clôturons le temps de Noël pour entrer dans le Temps Ordinaire. C’est donc une manière de nous rappeler comme baptisés que c’est le moment de la mission. Allons donc et témoignons de notre foi.
Frère Grâce KOLONGO, Scj

