Texte de méditation : Ac 6, 1-7 ; Ps 32 (33) ; 1P 2, 4-9 ; Jn 14, 1-12
Chers frères et sœurs, Shalom !
La liturgie de la Parole de ce cinquième dimanche de Pâques nous invite à fixer nos regards sur le Christ, à accueillir son appel et à répondre concrètement aux besoins de la communauté humaine.
L’Évangile nous présente un visage triste des Disciples après que Jésus leur ait annoncé son départ vers le Père. Cependant, Jésus leur adresse une parole réconfortante : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé ». Cette invitation est profondément actuelle. Nous vivons dans un monde où tout peut nous troubler : les difficultés économiques, les tensions familiales, les peurs de l’avenir, et même les doutes dans la foi. Mais Jésus ne nous laisse pas seuls face à ces réalités. Il nous appelle à croire en Lui : « Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi ».
En se révélant comme le Chemin, la Vérité et la Vie, Jésus se présente comme la solution à nos troubles et incertitudes. La solution à nos préoccupations ne se trouve donc pas dans des stratégies humaines, mais dans une relation vivante avec le Christ. Suivre Jésus, c’est choisir un chemin exigeant mais sûr. Il est présent dans chaque situation de notre vie.
Et reconnaître sa présence dans notre vie, c’est affirmer aussi celle du Père, car celui qui l’a vu, a vu le Père, nous dit-il.
C’est lui la solution à nos crises, comme le dit la première lecture, qui nous montre comment les Apôtres ont répondu à une crise de leur communauté. Devant les plaintes et les injustices, ils ne ferment pas les yeux. Ils organisent la communauté en confiant certaines responsabilités à des hommes remplis de l’Esprit Saint. Cela nous apprend que la foi ne se vit pas seulement dans la prière, mais aussi et surtout dans un engagement concret au service des autres. Une vraie communauté chrétienne est celle qui sait écouter les besoins des uns et des autres, et y répondre avec sagesse et sens de responsabilité. Aujourd’hui encore, nous sommes invités à être attentifs aux plus vulnérables de nos milieux de vie, et à agir avec charité à leur égard.
La deuxième lecture nous exhorte, plutôt, à être des pierres vivantes appelées à entrer dans la construction d’un édifice spirituel, dont le Christ est la pierre angulaire. Cela veut dire que notre foi doit être enracinée en Lui. Nous sommes un peuple choisi, appelé à annoncer les merveilles de Dieu à travers notre vie.
Frères et sœurs, ne laissons pas nos cœurs être bouleversés. Mettons notre confiance en Jésus, marchons avec Lui comme sur un chemin sûr, engageons-nous concrètement au service des autres et restons fermes dans la foi, vivant en véritables témoins de l’amour du Christ.
Diacre Simon Obuangwe, Scj

