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Que ton Règne vienne : Méditation du quatrième dimanche de Pâques

Textes de méditation : Ac 2, 14a. 36-41 ; Ps 22 (23) ; 1P 2, 20b-25 ; Jn 10, 1-10

Frères et sœurs, shalom !

La liturgie de ce dimanche nous offre une image centrale : celle du Pasteur. Mais elle ne se limite pas à une belle image. Elle nous montre un chemin concret pour notre vie. Dans l’Évangile (Jn 10, 7b), Jésus affirme : « Moi, je suis la porte des brebis. » Et il ajoute : « Je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. » Mais comment entrer dans cette vie ?

La première lecture, tirée des Actes des Apôtres, nous donne une réponse claire. Après la prédication de l’Apôtre Pierre, les auditeurs sont bouleversés et demandent : « Que devons-nous faire ? » Et Pierre répond : « Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé. »
Voilà la première porte : la conversion. Entrer par le Christ, ce n’est pas seulement croire en lui de loin. C’est changer de direction, reconnaître que parfois nous avons suivi d’autres voix que la sienne, et revenir à lui.

Le psaume 22 nous fait ensuite contempler ce que signifie vivre avec ce Pasteur : « Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. » Ce n’est pas une vie sans difficultés. Le psalmiste parle de ravins de la mort. Mais avec le Seigneur, même dans les moments sombres, il y a une présence, une conduite, une espérance.
La deuxième lecture, tirée de la première lettre de Pierre, va encore plus loin. Elle nous montre que suivre le Christ, le Pasteur, passe aussi par l’épreuve : « Le Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle afin que vous suiviez ses traces. » Et Pierre ajoute une phrase très forte : « Vous étiez errants comme des brebis ; mais maintenant vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes. »

Frères et sœurs, nous sommes tous, d’une manière ou d’une autre, ces brebis qui se sont parfois éloignées. Nous avons écouté d’autres voix : la peur, l’orgueil, l’égoïsme, les illusions du monde. Mais aujourd’hui, la Parole de Dieu nous annonce une bonne nouvelle : il est toujours possible de revenir.
Le Christ n’est pas un pasteur qui condamne. Il est celui qui appelle, qui cherche, qui ouvre une porte. Et cette porte reste ouverte. Alors, concrètement : Quelle voix est-ce que j’écoute le plus dans ma vie ? Est-ce que je prends du temps pour reconnaître la voix du Christ ? Est-ce que je suis prêt à me convertir, à changer quelque chose de concret ? Enfin, n’oublions pas : si le Christ est le Pasteur, nous sommes aussi appelés à refléter son visage. Dans nos familles, nos communautés, nous pouvons être des signes de sa présence en écoutant, en guidant, en soutenant, et en protégeant.

En ce dimanche du Bon Pasteur, demandons la grâce de : reconnaître la voix du Christ au milieu de tant d’autres, d’avoir le courage de la conversion, et de devenir, à notre tour, des témoins de sa bonté. Que le Seigneur, notre Pasteur, nous conduise vers la vie, la vraie, la vie en abondance.
Père Kambale Simuva Victoire, Scj

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