Texte de méditation : 1 R 3, 5.7-12 ; Ps 118 (119) ; Rm 5, 28-30 ; Mt 13, 44-52
Chers frères et sœurs, shalom !
En ce dix-septième dimanche du Temps Ordinaire, les lectures nous mettent face à nos choix. Il faut dire d’emblée que la vie est faite de choix. Chaque jour, nous devons décider entre ce qui est urgent et ce qui est important, entre ce qui brille un instant et ce qui demeure pour toujours. La qualité de notre vie dépend souvent de la qualité de nos choix. Mais encore faut-il savoir reconnaître ce qui mérite vraiment la première place.
C’est précisément la leçon de la première lecture. Lorsque Dieu invite Salomon à demander ce qu’il désire, le jeune roi ne choisit ni la richesse, ni une longue vie, ni le pouvoir sur ses ennemis. Il demande un cœur capable de discerner le bien du mal. Salomon a compris qu’avant de bien gouverner les autres, il faut apprendre à bien choisir. La plus grande richesse n’est pas de tout posséder, mais de savoir ce qui a réellement de la valeur.
Le discernement ne s’exerce pas seulement dans les grandes décisions de la vie. Il est tout aussi nécessaire dans les choix les plus ordinaires : les paroles que nous prononçons, le temps que nous consacrons à Dieu, à notre famille ou à notre travail, les personnes que nous fréquentons, les valeurs que nous transmettons et les compromis que nous acceptons ou refusons. Ce sont souvent ces petits choix, répétés chaque jour, qui façonnent notre cœur et orientent peu à peu toute notre existence vers Dieu ou loin de lui. Bref, le discernement est l’autre nom de la sagesse qui doit nous accompagner chaque jour.
A en croire Paul, dans la deuxième lecture, cette sagesse conduit à la confiance. « Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu. » Celui qui met Dieu à la première place découvre que, même à travers les épreuves, le Seigneur conduit son histoire vers un bien plus grand. Les bons choix ne rendent pas la vie plus facile, mais ils lui donnent un sens profond.
Dans l’Évangile, Jésus compare le Royaume de Dieu à un trésor caché et à une perle de grand prix. Celui qui les découvre vend tout avec joie, non parce qu’il méprise ce qu’il possède, mais parce qu’il a trouvé infiniment mieux. Voilà le secret de la vie chrétienne : on ne renonce pas pour perdre, mais pour gagner ce qui ne passe pas. Le vrai disciple est celui qui sait reconnaître le Christ comme le trésor le plus précieux de son existence et qui organise toute sa vie autour de lui.
Demandons aujourd’hui au Seigneur un cœur sage comme celui de Salomon, un cœur confiant comme celui de saint Paul et un cœur libre comme celui de l’homme qui découvre le trésor caché. Alors, nous saurons faire les choix qui conduisent non seulement à la réussite, mais surtout à la vie véritable.
Père Yanick-Dominique Nzanzu Maliro, Scj

