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Que ton Règne vienne : Méditation du vingt-et-unième dimanche du Temps Ordinaire-A

Textes de méditation : Is 22, 19-23 ; Ps 137 (138) ; Rm 11, 33-36 ; Mt 16, 13-20

Chers frères et sœurs, shalom !

En ce vingt-et-unième dimanche du Temps ordinaire (A), les lectures que la Mère Église nous propose convergent sur le thème du choix inconditionnel que Dieu fait des hommes pour son service.

Dans la première lecture, le prophète Isaïe annonce la chute de Shebna alors maître du palais de Juda. Cette prophétie en introduit une autre : Heliakim fils d’Hilkias prendra la place de Shebna comme Dieu le veut. En amont du chapitre, l’auteur sacré résume la raison du rejet de ce dignitaire : le goût du luxe et le mépris des lois du Seigneur. Du nouveau dirigeant, Isaïe dit qu’il recevra la clé de David ; s’il ouvre, personne ne fermera et s’il ferme personne n’ouvrira. De plus, il sera stable comme un piquet enfoncé sur le roc. Ces caractéristiques préfigurent à la fois le Christ lui-même et l’apôtre Pierre sur qui sera bâtie la Sainte Église. La chute de Shebna, nous rappelle que Dieu s’oppose aux orgueilleux.

Dans la deuxième lecture, l’apôtre Paul conclut le onzième chapitre de sa lettre aux Romains par une sorte d’hymne à la sagesse de Dieu. Cette sagesse est impénétrable ; peut-être « sans logique » au sens humain. En effet, pour Dieu, il n’y a pas de mérite ; il n’y a que la grâce. Il a fait d’Israël son peuple par le seul dessein de son amour. Selon les mots mêmes de l’apôtre, c’est le faux pas du peuple choisi qui nous valut le salut, nous qui, autrefois étions païens. Par élection comme par adoption, nous sommes tous fils de Dieu. C’est là que réside la sagesse de ce Dieu, qui, pour racheter l’esclave, livre le Fils.

Dans l’évangile, Jésus veut s’assurer de la maturité de la foi de ses disciples avant d’entamer l’étape ultime de sa vie, puisque juste après cet épisode, il leur annoncera pour la première fois sa passion. Pierre professe au nom de tous que Jésus est le Messie, le Fils du Dieu vivant. Autrefois Simon, il devient Pierre, c’est-à-dire le roc sur lequel sera bâtie la Sainte Église. Il reçoit du Seigneur le pouvoir de lier et de délier sur la terre et par là, au ciel.

Frères et sœurs, comme Pierre, nous professons que Jésus est le Fils de Dieu. Cette profession est l’aboutissement d’un certain parcours de vie aux côtés du Seigneur. En effet, de même que Pierre a été associé à tous les moments cruciaux de la vie du Maître, de même nous le sommes car, notre vie chrétienne vécue dans l’Eglise est une méditation de la vie du Christ. Quand nous la vivons pleinement, nous sommes déjà assez mûrs pour être, nous aussi, des pierres qui concourent à bâtir l’Église du Christ.

S. Gabriel AMANZA, Scj

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