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Méditations

Que ton Règne vienne : Méditation du vingt-cinquième dimanche du temps ordinaire A

Textes de méditation : Is 55, 6-9 ; Ps 144 (145) ; Ph 1, 20c-24. 27a ; Mt 20, 1-16

Chers frères et sœurs, shalom ! En ce 25 ème dimanche du temps ordinaire dans l’année liturgique A, l’Eglise notre mère nous convie à méditer sur la patience et la générosité de Dieu. Dans la première lecture, le prophète Isaïe met en exergue la patience de Dieu qui est toujours prêt à nous accueillir quand nous voulons retourner vers lui en nous détournant de mauvaises voies que nous avons empruntées.

Sa logique étant différente de celle des hommes, par son amour envers nous, il nous donne toujours une seconde chance pour renouer notre relation avec lui. Mais, le danger est d’abuser de sa patience en renvoyant au lendemain notre conversion. Saisissons plutôt cette occasion de conversion qu’il nous offre chaque jour à travers sa Parole, la célébration eucharistique et les sacrements.

Dans la deuxième lecture, Saint Paul Apôtre en écrivant aux Philippiens, à partir de sa cellule de prison, les exhorte à faire du Christ le centre de leur vie et à vivre de son évangile. Ce dernier doit être le pivot de notre vie chrétienne et le motif qui guide nos pensées, nos paroles et nos actes pour que ceux qui nous côtoient puissent voir en nous, le Christ lui-même. Dans l’évangile, Jésus, en nous proposant la parabole des ouvriers de la onzième heure, il n’encourage pas l’oisiveté, moins encore la permissivité. Bien au contraire, il veut nous montrer que la logique de Dieu est différente de celle des hommes et la dépasse.

En effet, dans la culture juive, les ouvriers se mettaient sur la place publique et les maîtres des domaines passaient pour choisir ceux qui paraissaient forts pour les embaucher dans leurs champs. Il est évident que les ouvriers de la onzième heure n’étaient pas paresseux, mais seulement qu’aucun maître de domaine ne les avait choisis. C’est ainsi que Dieu ne nous choisit pas au prisme de notre apparence ou de nos mérites. Il nous choisit gratuitement parce qu’il nous aime et que chaque personne est d’une cherté incalculable à ses yeux.

Bien plus, dans cette parabole, le maître est sorti à différentes heures de la journée. Dans sa patience, il ne s’est pas arrêté aux premières heures, il a multiplié les sorties pendant la journée pour embaucher les ouvriers, faisant ainsi preuve de générosité. C’est lui qui fait toujours le premier pas pour nous rencontrer et nous ramener à lui. Faisons, donc, aussi preuve de patience et de générosité envers les autres.

Enfin, Jésus déclare que les derniers seront premiers et les premiers seront derniers. C’est dire que Dieu accordera le salaire ou son salut de la même manière à ceux qui l’ont connu tôt qu’à ceux qui l’ont connu tard. Cela étant, transformés par la Parole de Dieu, ne reculons plus en succombant au péché et aux pièges du monde, gardons nos lampes allumées jusqu’à la fin de notre parcours terrestre pour accéder au salut de Dieu.

S. Kasereka NZEMBA Esaïe, Scj

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