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Méditations

Que ton Règne vienne : Méditation du trente-deuxième dimanche du Temps Ordinaire A

Textes de méditation : Sg 3, 12-16 ; Ps 62 (63) ; 1Th 4, 13-18 ; Mt 25, 1-13

Chers frères et sœurs, shalom ! Nous nous rapprochons de la fin de l’année liturgique, voilà pourquoi les textes sacrés de ce dimanche soulignent l’attente de l’Eglise vis-à-vis de son Epoux.

Le thème de la vigilance relie les trois lectures. En effet, la deuxième lecture décrit l’attente et la vigilance dans la communauté de Thessalonique. L’évangile, ensuite, continue le même  thème dans la parabole des dix vierges. Et enfin, la première lecture peut être considérée comme un commentaire de l’évangile. Car l’évangile nous enseigne que ceux et celles qui se préparent pour la venue du Seigneur doivent être sages, alors que la première lecture affirme que notre plus précieux cadeau est la sagesse qui vient de Dieu. 

En effet, la communauté de Thessalonique était jeune et subissait une forte pression sociale et des persécutions de la part de la cité, qui les accusait d’agir à l’encontre des décrets de l’Empereur en proclamant un autre Roi : Jésus. Ainsi, la communauté se trouvait dans le désarroi, l’inquiétude et la confusion par rapport à ceux et celles qui sont morts avant le retour du Christ qui n’hériteraient pas le Royaume de cieux. 

Saint Paul invite la communauté Thessalonicienne à ne pas céder à la tristesse au sujet des défunts car les morts en Christ ne sont pas perdus et ressusciteront lors de son retour. En plus, Paul restaure la paix dans la communauté fragilisée par les persécutions; d’où la conclusion de la lecture : « Consolez-vous donc les uns les autres par ces paroles ».

L’évangile, quant à lui, porte sur la prudence de certaines (vierges sages) et l’imprudence d’autres dans l’attente du Christ. L’évangéliste nous lance un appel à demeurer vigilants car l’heure est imprévisible. Nous ne devons pas laisser nos lampes s’éteindre. Veiller, c’est aimer et être charitable envers nos frères et sœurs. La charité envers nos frères et sœurs constitue, en fait, d’huile de la prudence. Et cette huile ne s’emprunte pas à la dernière minute. Elle représente nos actes et paroles d’amour et de considération. Elle représente aussi notre foi vécue dans nos lieux de travail et en famille. Il s’avère, donc, important que chacun/chacune se fasse une provision de cette huile.

Chers frères et sœurs, à la fin de cette année liturgique l’église nous réveille de notre sommeil et nous rappelle de veiller, c’est-à-dire que nous devons entretenir un désir intérieur ardent de Dieu et être charitables les uns envers les autres. Le seigneur vient, et il viendra. Cependant, son retour peut sembler différé et cela peut mettre à l’épreuve l’endurance des croyants. D’où la nécessité d’un réapprovisionnement constant en “huile”. Sans la réserve d’huile, la flamme s’éteint face à un retard inattendu.

Père Bernard MOKE, Scj.

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