Textes de méditation : Ac 1, 1-11 ; Ps 46 (47) ; Ep 1, 17-23 ; Mt 28, 16-20
Chers frères et sœurs, Shalom !
La première lecture de ce dimanche de la solennité de l’Ascension de Notre-Seigneur commence par une expression qui attire l’attention de la personne à qui l’auteur (St Luc) s’adresse. Luc cite le nom de la personne à qui il adresse son message; c’est une manière de dire qu’il veut l’attention de son interlocuteur (Théophile), et ce nom signifie ami de Dieu. Donc, c’est une lecture qui s’adresse à toute personne qui est, ou qui se dit être ami(e) de Dieu.
Ainsi, chers frères et sœurs, nous qui écoutons cette lecture aujourd’hui, nous en sommes les destinataires, parce que nous sommes des amis de Dieu. Luc relate le récit des orientations que Jésus a données à ses disciples, que nous sommes aujourd’hui, nous qu’il a choisis, de la même manière qu’il l’a fait pour ceux avec qui il a pris son dernier repas terrestre, jour où il a fait preuve de la confiance qu’il a en la personne humaine, malgré toutes ses limites ; il confie aux hommes et aux femmes, que nous sommes, la grande responsabilité de continuer la mission que le Père lui a léguée, le projet de sauver toute l’humanité. Quelle confiance !!! Mon frère, ma sœur, en es-tu conscient(e)? Es-tu conscient(e) de la confiance que Dieu a en ta personne? Il veut que tu sois son témoin partout où tu es présent(e) dans ce monde.
Le grand problème est que, comme pour les disciples, le pouvoir du monde dans lequel nous sommes envoyés témoigner nous rend distraits. Pendant que le Seigneur leur parle de l’Esprit Saint qui les fortifiera dans leur lourde tâche, ils pensent au pouvoir à ravir des mains des Romains. Voilà pourquoi Saint Paul implore le Père de Jésus Christ, et notre Père, de pouvoir accorder son esprit de sagesse à ses interlocuteurs, afin qu’ils puissent arriver à la vraie connaissance de ce Père.
Et c’est cette grâce que nous demandons, nous aussi, à l’occasion de ce dimanche de l’Ascension. Que nous arrivions à reconnaître en la personne de Jésus de Nazareth, le Messie qui a été promis par le Père pour sauver l’humanité, et que nous ne soyons pas en train d’attendre un autre sauveur, avec les yeux fixés au ciel, peut-être parce que déçus de nos attentes du Seigneur. Il nous envoie plutôt faire de toutes les nations ses disciples, les baptisant au nom Père, et du Fils, et du Saint Esprit, avec la promesse de demeurer, lui-même, avec nous jusqu’à la fin des temps. Que l’Esprit Saint, le Défenseur vienne à notre secours pour tenir le coup devant les distractions de ce monde.
P. Hygin Nlandu Ngaka, scj

